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Le Val d’Abondance et l’abbaye au XVe siècle

Le Val d’Abondance et l’abbaye au XVe siècle

sur 29/07/2013 dans Histoire | 0 commentaire

Rayonnement de l’abbaye au début du XVe siècle

L’abbaye est, dès le Moyen-Âge, importante et influente dans le diocèse de Genève et les Etats de Savoie. Elle est au quatrième rang, en Europe, des abbayes de Saint-Augustins. L’abbaye d’Abondance a eu sous sa juridiction 26 ou 27 abbayes et prieurés. Elle est associée avec les fameux chapitres de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, de Saint-Ours à Aoste. Elle a reçu de nombreuses donations qui au cours des siècles en ont fait sa richesse.

Cloître : Jesus parmi les docteurs
Ainsi elle possède de nombreuses terres, forêts, alpages, vignes, maisons, moulins…ainsi qu’un troupeau de 140 vaches et de près de 200 moutons (quelques moutons sont visibles sur la copie de La Nativité réalisée à la fin du XIXe siècle. Ces revenus important expliquent le financement des décors peints que l’on trouve sur les murs du cloître.

Cloître : galerie sud

Le Val d’Abondance au début du XVe siècle

La situation d’Abondance permettait de gagner le col du Grand-Saint-Bernard via le Pas-de-Morgins et Saint-Maurice. Il probable que cette voie ait été utilisée par les romains.

Les routes d’accès au col du Grand-Saint-Bernard longent les deux rives du lac Léman. La route la plus fréquentée était celle de la rive suisse, contrôlée par le château de Chillon, les autres routes étaient plus dégradées ce qui obligeaient les voyageurs à emprunter soit la voie lacustre ou le Val d’abondance. Ces voies de communications sont visibles sur les scènes de «La Nativité» et «La Fuite en Egypte».


Le bas de la vallée est infranchissable au niveau des gorges de Bioge. Il faut emprunter le plateau de Gavot par des pistes dont l’une d’elles rejoint Evian (visible sur la copie de 1889 de la peinture «La Fuite en Egypte». Une autre piste passant par Féternes permettait de gagner Thonon. Avec Thonon, les communications n’étaient pas aisées car il fallait passer à gué la Dranse en amont de Vongy. (Le pont de Tully a été détruit après une crue en 1414 et n’a été reconstruit qu’en 1462!)

 

L’accès à Evian, Thonon et Saint-Maurice au XVe siècle

Cloître : chateaux

Sur la peinture de «La Nativité», un château est représenté.

 

L’accès à Evian, Thonon

Le bas de la vallée est infranchissable au niveau des gorges de Bioge. Il faut emprunter le plateau de Gavot par des pistes dont l’une d’elles rejoint Evian (visible sur la copie de 1889 de la peinture «La Fuite en Egypte». Une autre piste passant par Féternes permettait de gagner Thonon. Avec Thonon, les communications n’étaient pas aisées car il fallait passer à gué la Dranse en amont de Vongy. (Le pont de Tully a été détruit après une crue en 1414 et n’a été reconstruit qu’en 1462!)

L’accès à Saint-Maurice

En passant par le Pas de Morgins, les relations sont assez faciles. Le haut de la vallée était gardé par un ou deux postes de garde qui pouvaient se trouver au Pas de Morgins, au col de Conche, à l’emplacement du village de Châtel ou encore au Petit- Châtel…

On retrouve dans un acte de 1430 l’existence d’un château ou de maisons fortes (en bois?). Ces bâtiments fortifiés sont à l’origine des noms de Châtel et de Petit-Châtel.
Combien d’habitants au XVe siècle ?

En 1443, le visiteur pastoral recense 140 feux soit 840 habitants environ.

60 feux à Abondance 360 habitants

80 feux à La Chapelle des Frasses et à Châtel soit 480 habitants

La vallée est donc pour l’époque peuplée car si l’on compare avec Thonon, capitale du Chablais, en 1410, et Genève, on totalise respectivement 170 feux (1020 habitants) et 800 feux (4800 habitants).

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